Musique catastrophique

Publié le par Naxos

Un petit must que j'ai dégôté exprès pour vous !

Connaissez-vous Florence Foster Jenkins ? Née en 1868 à Wilkes-Barre, aux Etats-Unis, elle vécut en tant qu'enseignante et pianiste à Philadelphie. À la mort de son père en 1909, Jenkins hérita d'un pactole qui lui permit d'entamer la carrière de chanteuse, que ses parents et son mari avaient découragée. Elle s'impliqua dans la vie musicale de Philadelphie, en fondant et finançant le Club Verdi ; elle prit des cours de chant et commença à donner des récitals en 1912.

En écoutant ses enregistrements, il apparaît clairement que Jenkins avait un très faible sens de la gamme et du rythme et était à peine capable de tenir une note. On peut entendre son accompagnateur tenter de compenser ses variations de tempo et ses erreurs rythmiques. Néanmoins, elle devient très rapidement populaire grâce à son talent peu académique. Son audience l'adorait, plus pour l'amusement qu'elle procurait que pour sa compétence musicale. Les critiques la décrivaient souvent en des termes équivoques, qui ont certainement aidé à attiser la curiosité du public.

En dépit de son manque évident de sens musical, Florence Jenkins était entièrement persuadée de son talent extraordinaire. Elle n'hésitait pas à se comparer aux sopranos connues. Consciente des critiques, elle rétorquait : « Les gens pourront toujours dire que je ne sais pas chanter, mais personne ne pourra jamais dire que je n'ai pas chanté ».

Jenkins portait souvent des tenues sophistiquées, dessinées par elle-même, apparaissant sur scène drapée de tulle et portant des ailes.

Lors d'un accident à bord d'un taxi en 1943, elle découvrit qu'elle pouvait chanter un « Fa encore plus haut qu'avant ».

L'auditoire de ses récitals était toujours limité à son loyal club féminin et à d'autres hôtes choisis - elle supervisait elle-même la distribution des billets tant convoités. À 76 ans, F. Jenkins céda finalement à la demande de son public et se produisit au Carnegie Hall le 25 octobre 1944. Le récital était tant attendu que les billets pour l'événement furent vendus des semaines à l'avance. F. Jenkins mourut un mois plus tard.

Voici donc en exclusivité un double enregistrement du célèbre Air de la Reine de la Nuit de l'opéra La Flûte Enchantée, de Mozart bien sûr, d'abord un extrait chanté par une cantatrice dont je n'ai pas le nom (!), puis par notre Florence Jenkins. Amusez-vous bien !

La version splendide :

 

Et la version catastrophique
(une tite pensée pour le pauvre pianiste):

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Publié dans Le coin "Musique"

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P
On comprend pourquoi seuls ses amis avaient droit aux placesau moins ils ne rammènent pas de tomate ....
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S
LOL je trouve ça excellent !
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P
c'est horrible on dirait un animal qui souffre. Il faut l'achever (bon heureusement elle est déjà morte)
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